Metis’danse

 


METIS DANSE

Pascale Saly-Giocanti crée en 2002 l’école de danse Para La Salsa, sous le statut d’association loi 1901. Elle en est la directrice pédagogique mais elle est aussi professeur de danse diplômée d’Etat. Suite au succès de cette dernière (environ 150 élèves enfants et une centaine d’adhérents adultes), elle décide de créer une nouvelle association qui portera le nom de son nouveau concept : Metis’danse.

Metis’danse est un nom qui attire et qui interpelle, les gens se renseignent et testent cette nouvelle danse. Pascale qui en est donc la créatrice et l’initiatrice, forme son équipe de professeurs, à ce nouveau concept : Sept styles en un seul cours mais surtout, en un seul corps. Metis’danse c’est un voyage à travers le monde, mais aussi à travers son propre corps.

Pascale explique ce concept : « Metis’danse réunit sept styles de danses: africaines, orientales, samba, danses latines, urbaines, flamenco et danses indiennes. J’ai choisi ces danses pour deux raisons. La première, c’est parce que j’ai voyagé dans les pays de ces danses et j’ai donc autant côtoyé les cultures, les mentalités des peuples qui pratiquent ces danses que la technique et les spécificités de ces danses. La deuxième est parce que dans mon parcours, je me suis mis à la relaxation en m’inspirant de la philosophie indienne et petit à petit le concept de metis’danse est venue à moi comme une évidence. J’associe ces danses à sept points symboliques qui sont les chakras. Un cours de Metis’danse ne signifie pas une addition de danses qui s’enchainent sur des musiques. Toutes les danses ont des points communs et s’entrelacent selon l’angle qu’on choisit pour les aborder. Et j’ai choisi de les aborder selon la symbolique de l’énergie qui tourne dans le corps. Les danses ne sont pas là pour illustrer les musiques mais elles sont autonomes parce que le danseur crée lui-même avec son corps des rythmes. On peut très bien par exemple faire de la danse africaine sur du gwoka (danses et rythmes de tradition guadeloupéenne). Dans les cours j’’aime beaucoup aussi choisir un mouvement et le décliner. On se rend compte alors que ce qui fait la spécificité d’une danse, ce n’est pas juste la technique mais c’est l’émotion, le style et la culture qu’on imprime au mouvement. L’objectif de ce cours n’est pas de se spécialiser dans chacune de ces mais c’est de les harmoniser, les relier entre elles. Donc Metis’danse est un voyage là où sont nées les danses, c’est un tours du monde qu’on réalise dans une salle de danse en une de temps  »

Pourquoi sept danses ?

La danse évolue également autour de sept points qui sont des zones secrètes du corps qu’on ne peut ni toucher, ni même apercevoir. Visualiser et aborder ces points à travers la danse et la musique permet de trouver un équilibre physique mais aussi psychique, le tout. Cette approche de la danse est donc une nouvelle façon d’harmoniser le corps et l’esprit. Si nous nous arrêtions un instant sur chaque point là? Ils sont situés le long d’une ligne imaginaire qui suit le chemin de la colonne vertébrale, et l’énergie de notre corps circule d’un point à l’autre. Chacun d’entre eux est caractérisé par une couleur qui lui est bien spécifique :

– Le rouge, couleur du chakra racine évoque la notion d’existence. Nous ne sommes pas là pour rien. Il permet de se sentir solide, stable et en sécurité, il relie l’esprit et le corps. Il est placé dans le bas du corps, au niveau du plancher pelvien. Il évoque la danse africaine.

Qu’est ce qui relie la racine à la danse africaine?

« La danse africaine est une danse qui s’inscrit à la source, à la racine du mouvement. On dit que l’Afrique est le berceau du monde, je situe la danse africaine dans le plancher pelvien, socle du tronc. L’énergie de la terre est directement reliée au bassin, par l’intermédiaire des genoux qui sont pliés. Le bassin joue un rôle primordial dans les mouvements qui sont percussifs; les pieds du danseur jouent un rythme propre. Terre rythme et énergie sont directement reliés. Dans un cours, la danse africaine est partout, on peut la placer au moment des isolations, lors du travail rythmique, ou pendant le déplacement, la choré  ».

– L’orange, couleur du chakra sacré. Il est placé au niveau du pubis. Il symbolise les émotions et les peurs, il permet de s’ouvrir sur sa propre intimité, de se sentir vivant et de laisser s’exprimer librement les sentiments. Il nous relie à l’enfance, voir même la naissance. Il évoque la danse orientale.

Qu’est ce qui relie ce point à la danse orientale?

« A l’origine, la danse orientale est une préparation à l’enfantement, je vois cette danse placée au niveau du pubis, là où se situe le fœtus. Danser avec son ventre, faire évoluer son nombril, c’est se relier directement à ces organes (utérus, intestin, foie). On aborde donc des émotions très profondes qui sont inscrites en nous depuis la tendre enfance. Dans un cours, j’associe la danse orientale au travail des isolations. Isoler le ventre ou les épaules pour une expression unique et très technique, on peut le décliner au choix avec une chorégraphie ou le mixer avec du flamenco par exemple. »

– Le jaune, couleur du chakra du nombril. Il fait référence à la valeur que l’on se donne, d’abord à soi-même, puis au sein d’un groupe. On touche le thème de la confiance en soi et son rapport aux autres. Il évoque la samba

Pourquoi faire le lien entre ce point et la samba ?

« Samba signifie dans un dialecte africain nombril, cette danse symbolise l’énergie qui vient du ventre. C’est cette énergie qui nous rend fort et qui donne à la samba sa puissance et sa rapidité. C’est aussi cette énergie qui donne au groupe son unité. Le moteur de cette danse est le défoulement collectif. Elle s’inscrit dans la dynamique du carnaval et du déplacement. En général, pendant mon cours, je propose de la samba au moment des diagonales pour perpétuer la tradition marche et danse. »

– Le vert, chakra du cœur fait référence à l’amour, l’affection et la bonté, mais aussi au détachement, au lâché prise, ainsi que l’harmonie et l’équilibre des rapports avec les autres et l’amour de soi. Il évoque la danse latine.

Pourquoi relier les danses latines avec le cœur (salsa, bachata, cha cha, merengue)?

« Nombreuses sont les danses latines où on danse avec l’autre. On est dépendant de l’autre, tributaire de ce qu’il ressent. On aborde deux espaces, le sien et celui de l’autre. Comment je me situe par rapport à l’autre? Quelle est l’importance que je lui accorde dans mon espace ? La relation entre deux partenaires n’est jamais simple, on retrouve les problématiques liés au couple. D’ailleurs je me suis rendue compte que c’est très difficile de faire danser un couple. Travailler sur le chakra du cœur, c’est travailler sur le détachement, apprendre à lâcher prise. On doit apprendre à lâcher prise avec son mental et son corps quand on danse seul, mais quand on danse avec l’autre on doit aussi lâcher prise par rapport à l’autre. La place des danses latines dans mes cours est énorme, j’adore créer des exercices de dégagements sur de la bachata par exemple, on relie la rigueur des transfert de point à la rondeur du feeling latino . Enfin le travail de miroir permet aussi d’aborder le rapport à l’autre. »

– Le bleu : Le chakra de la gorge concerne l’expression de soi, la communication verbale et le rapport à l’autre. Il évoque les danses urbaines.

Quelle est la relation de ce point avec les danses urbaines (jazz, hip-hop, dance hall, krump, regaeton etc…) ?

« Pour moi ce sont des danses d’expression qui nous permettent d’exprimer colère, révolte, envie de vivre, de libérer ce qui est caché à l’intérieur. Ce sont des danses pour partager, se défier. De plus elles sont extraordinaires pour apprendre à s’exprimer avec son corps et pour improviser. Avec les enfants, j’aime beaucoup apporter les qualités de danse en fonction des types de mouvement, opposer le mouvement fluide au mouvement saccadé. Apprendre à faire le robot, pour petit à petit découvrir l’énergie du break danse, je les fais inventer des figures au sol pour qu’ils ne soient pas que dans la reproduction mais aussi dans la création de leurs propres mouvements »

 

– Le bleu indigo : Le chakra du troisième œil symbolise la perspicacité et la visualisation du monde, l’intuition et l’éveil de soi. Toutes les réponses sont en nous, il suffit à chacun de leur laisser la place et le temps d’émerger. Il évoque le flamenco.

Quelle est la relation de ce point avec le flamenco?

« Pour moi, danser le flamenco, c’est danser avec son intuition, c’est être visionnaire ; cette danse me permet de faire émerger mes questions les plus profondes et y répondre avec mon geste. L’intuition, par opposition au mental, ne se préoccupe pas de la pensée collective, elle est reliée aux émotions profondes inscrites dans nos corps, et nos mémoires corporelles, elle ne s’explique pas, elle s’écoute. Et quand je danse le flamenco, je me sens reliée directement aux couches les plus profondes de moi même. Au niveau du cours j’adore aborder les pirouettes avec le flamenco, quand on travaille le tours, on travaille sur l’axe et sur l’ancrage dans le sol et la ligne vers les hauteurs . Si cette ligne n’est pas solide, c’est impossible de maintenir les tours. De plus tourner nous oblige à ne pas nous fixer sur l’extérieur, sinon on a la tête qui tourne, l’extérieur pourrait symboliser le mental et l’intérieure l’intuition.  »

 – Le violet : Le chakra couronne. Ce dernier se rapporte à la sagesse et au sentiment d’unité avec le monde. Il s’agit d’être sans préjugés et d’avoir conscience du monde et de soi-même. Il évoque la danse indienne.

Quelle est la relation de ce point avec les danses indiennes?

« C’est la danse qui s’ouvre à l’univers, à la méditation, au non jugement, elle nous connecte directement avec le sacré et notre propre spiritualité. Je vois le yoga comme une méditation, mais aussi comme une danse et c’est pour cette raison que j’ai placé au niveau du sommet du crane la danse indienne . Les exercices de yoga sont excellents pour mettre le danseur en condition physique et mentale pour danser. La danse est une forme de méditation parce que lorsque l’on danse, on est dans la non-pensée. Lors d’un spectacle, j’ai monté une chorégraphie indienne sur un mantra, les danseurs étaient dans un bien-être absolu et une énorme vague de calme et d’apaisement a raisonné dans la salle de spectacle et là c’est devenu une évidence que la danse indienne allait faire partie de metis’danse   ».

 Un voyage autour du monde :

Phileas Fogg fit le pari de faire le tour du monde en 80 jours, Pascale Saly le fera en sept danses. Ce voyage commence donc en Afrique, sur les terres brûlantes. Il se poursuit ensuite pour danser avec de l’émotion et des sentiments relatifs à l’enfance, nous sommes alors à l’est avec les danses orientales. Nous traversons ensuite les grandes étendues salées et remontons la ligne des sept points pour rejoindre le nombril, qui symbolise la puissance et l’assurance, nous arrivons au Brésil pour danser la samba. Nous partons ensuite faire un tour et détour en l’Amérique du sud, nous pratiquons la salsa et les danses latines avec le cœur, le détachement, la création et la raffinement. Ensuite nous remontons au nord, vers les Etats Unis, et aussi le long de la colonne vertébrale pour arriver jusqu’à la gorge et s’exprimer, se libérer, se défouler et partager avec les danses urbaines. Enfin nous retraversons les mers pour poser l’ancre en Espagne et se sentir fière, puissant et sensible en découvrant le flamenco. Nous terminons cette évasion avec les danses indiennes qui reflètent la création, la vitalité, le Dharma et la méditation.

Venez faire ce voyage avec nous, remplir votre corps d’émotions et d’expression, votre cœur de chaleur et votre tête d’images.

 

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