Avant la salsa… Santeria Candomble

Héritage religieux et syncrétisme dans la danse africaine

L’héritage sonore et corporel s’est transmis fondamentalement par le biais des croyances religieuses et profanes. Les croyances africaines se fondaient en grande partie sur des éléments naturels issus du monde végétal, animal et minéral. En dépit de la christianisation (toute relative) des noirs en Amérique, toute une spiritualité préchrétienne s’est perpétuée chez les noirs du Nouveau-Monde, traduite notamment par des comportements de danse. L’ethnie des Yorubas, très importante, a été particulièrement touchée par la traite. Sa religion, basée sur un panthéon de dieux africains, est à l’origine de toute la musique cubaine traditionnelle. Les Orishas, « hommes dieux » à Cuba, sont des sorciers dotés d’un savoir ancestral, ce qui leur vaut un respect sans égal parmi les fidèles. Ils communiquent avec les divinités. La transe fait partie de leur rituel religieux. Chaque divinité est associée à un chant, un rythme et une danse particulière. Le chef de culte est responsable de la transmission liturgique. C’est lui qui possède toutes les connaissances musicales et chorégraphiques. Les danseurs et les percussionnistes doivent se plier à des règles sévères pour exécuter les danses. L’expression du culte des Orishas, appelée aussi santeria, a apporté un énorme patrimoine rythmique d’origine africaine à la salsa, de même que le candamble avec ses Orixas a apporté à la samba au Brésil et le vaudou aux danses antillaises.

Pascale

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